Fiabilité Dacia Bigster : Les 3 Modèles à éviter absolument

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Vous hésitez à craquer pour le petit dernier de Dacia ? Vous n’êtes pas seul.

Depuis son lancement début 2025, le Bigster a rapidement séduit les familles en quête d’un grand SUV sans se ruiner. Mais derrière l’étiquette de prix imbattable se cache une réalité plus nuancée. Toutes les motorisations ne se valent pas, et certaines commencent déjà à faire parler d’elles pour de mauvaises raisons.

Boîte de vitesses capricieuse, moteur qui s’emballe tout seul, bugs électroniques à répétition. Le tableau n’est pas aussi lisse que le laisse penser la fiche technique.

Alors, quel moteur choisir sur un Dacia Bigster, et lequel vaut-il mieux fuir ? On fait le point, motorisation par motorisation.

Pour aller droit au but, voici un aperçu des motorisations à éviter ou à surveiller de près avant de passer à la caisse.

Motorisation à éviterPuissanceDéfaut principalPourquoi c’est problématique
1.8 E-Tech Hybrid 155155 chBoîte à crabots capricieuseÀ-coups, blocages, immobilisation possible du véhicule
1.8 E-Tech Hybrid 155155 chMoteur thermique qui s’emballeRégime qui monte seul, à l’arrêt, sans cause identifiée
1.2 TCe 140 Mild Hybrid140 chAlertes d’injection et coupuresVoyants intempestifs, pression carburant instable
Eco-G / Hybrid-G (GPL)selon versionPompe à eau et faisceau électriquePannes précoces dès les premiers milliers de km

Ce tableau donne le ton, mais chaque motorisation mérite d’être détaillée pour comprendre l’origine réelle de ces soucis.

Pourquoi la fiabilité du Dacia Bigster interroge déjà les acheteurs ?

Un modèle tout juste sorti d’usine peut-il vraiment avoir des soucis de jeunesse ? La réponse est oui, et le Bigster n’échappe pas à la règle.

Commercialisé depuis décembre 2024, ce SUV compact construit sur la plateforme CMF-B partagée avec le Duster III n’a pas encore un an et demi de recul sur le marché. Les statistiques de panne restent donc partielles, construites essentiellement à partir des témoignages des tout premiers propriétaires.

Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer les signaux d’alerte. Bien au contraire. Ce sont justement ces retours de terrain, encore chauds, qui permettent de repérer les points faibles avant que le grand public ne se les prenne en pleine figure.

Et sur le Bigster, une tendance se dessine très nettement. Toutes les motorisations ne sont pas logées à la même enseigne.

Trois familles de moteurs se partagent aujourd’hui la gamme :

  • le 1.2 TCe 140 ch Mild Hybrid, à boîte manuelle 6 rapports
  • le 1.8 E-Tech Hybrid 155 ch, full hybride à boîte automatique à crabots
  • la version Eco-G / Hybrid-G, à bicarburation essence-GPL

Voyons pourquoi l’une d’entre elles concentre déjà l’essentiel des critiques.

Le moteur à éviter en priorité : l’Hybrid 155 (1.8 E-Tech)

S’il ne fallait retenir qu’un nom sur cette liste noire, ce serait celui-ci.

Le 1.8 E-Tech Hybrid 155, vitrine technologique de la gamme, s’annonçait comme le fer de lance du Bigster. Dans les faits, c’est surtout lui qui alimente le forum SAV de Dacia.

Entre boîte de vitesses capricieuse, comportement moteur imprévisible et bugs électroniques en cascade, cette motorisation cumule les défauts au point de devenir, pour beaucoup d’observateurs, la version à écarter en 2025-2026.

Une boîte à crabots qui fait des siennes

Le cœur du système marie un 1.8 litre atmosphérique à deux moteurs électriques, piloté par une boîte à crabots multi-modes sans embrayage traditionnel. Sur le papier, l’idée est ingénieuse.

Sur la route, c’est une autre histoire. De nombreux propriétaires rapportent des à-coups lors des transitions entre le mode tout électrique et le mode thermique, ainsi que des blocages ou affichages de défauts de la boîte elle-même.

Un propriétaire évoque même une immobilisation de plus d’un mois après une panne de démarrage, sans que Dacia ne parvienne à en identifier clairement la cause.

Sur autoroute, le tableau ne s’arrange guère. Plusieurs conducteurs déconseillent de dépasser les 120 km/h, le petit 4 cylindres atmosphérique montant dans les tours de façon sonore et peu naturelle dès que l’allure s’accélère.

Le moteur thermique qui s’emballe : un défaut qui inquiète

Voilà sans doute le symptôme le plus déroutant relevé sur cette motorisation.

Imaginez : votre véhicule est à l’arrêt, batterie pleine, moteur déjà chaud. Et pourtant, le bloc thermique se met à monter en régime tout seul, sans raison apparente, parfois sans jamais s’arrêter.

Ce phénomène, documenté par plusieurs propriétaires indépendamment les uns des autres, a de quoi surprendre. Interrogé sur le sujet, le constructeur qualifierait ce comportement de « normal » dans certaines conditions. Une réponse qui ne convainc pas grand monde, tant l’intermittence du problème rend son diagnostic difficile.

Freinages fantômes et bugs électroniques en série

Le hardware n’est pas seul en cause. Le logiciel embarqué multiplie lui aussi les couacs. On retrouve pêle-mêle :

  • des freinages fantômes, le régulateur adaptatif ou l’aide à la conduite déclenchant un ralentissement sans obstacle réel
  • des montées en régime intempestives du moteur thermique pour recharger la batterie, parfois de façon « sauvage »
  • des dysfonctionnements de la tablette multimédia (écran figé, radio inutilisable)
  • une détection d’angle mort erronée qui déclenche des alertes injustifiées

Autant de « petits » bugs qui, mis bout à bout, transforment l’expérience de conduite en jeu de patience.

Pris isolément, chaque défaut semble anodin. Cumulés sur plusieurs milliers de kilomètres, ils dessinent le portrait d’une motorisation encore mal digérée.

Le 1.2 TCe 140 Mild Hybrid : prudence de mise malgré ses qualités

Changement d’ambiance avec le 1.2 TCe 140 ch, moteur trois cylindres turbo épaulé par une hybridation légère 48V.

Contrairement à son grand frère hybride, il repose sur une mécanique globalement éprouvée, déjà rodée sur d’autres modèles du groupe Renault-Dacia comme le Captur ou le Clio. Un couple de 260 Nm disponible dès 1 600 tr/min et une consommation mixte annoncée autour de 5,8 l/100 km en font, sur le papier, un choix rassurant.

Faut-il pour autant baisser complètement la garde ? Pas tout à fait.

Certains signalements font état d’alertes d’injection, de voyants moteur qui s’allument sans crier gare, voire de coupures moteur intempestives. Ces symptômes seraient liés à une pression de carburant instable ou à un capteur mal calibré. Des défauts moins graves que ceux de l’Hybrid 155, mais qui méritent tout de même un œil vigilant lors des premières révisions.

Autre point noté par plusieurs essayeurs : dans les côtes, ce petit trois-cylindres associé à une boîte automatique (quand elle est choisie) peine parfois à trouver son rythme, obligeant le moteur à monter haut dans les tours pour compenser le manque de rapports intermédiaires.

La version GPL (Eco-G / Hybrid-G) : trop jeune pour être jugée sereinement

Peut-on vraiment recommander une motorisation qui vient tout juste d’arriver sur le marché ?

C’est toute la question que pose la version Eco-G / Hybrid-G, à bicarburation essence-GPL. Sa commercialisation plus tardive que les autres versions a laissé peu de temps aux propriétaires pour faire remonter des retours solides.

Ce qui filtre déjà n’est pourtant pas totalement rassurant. Plusieurs cas de pompes à eau défectueuses et de faisceaux électriques à remplacer ont été documentés dès les premiers milliers de kilomètres.

Rien d’alarmant à grande échelle pour l’instant, mais un signal à ne pas balayer d’un revers de main, d’autant que Dacia avait déjà connu des débuts compliqués avec la technologie GPL sur le Jogger. La marque semble avoir, avec cette motorisation, un historique de rodage technique qui se répète.

Quelle motorisation choisir alors sur un Dacia Bigster ?

Après ce tour d’horizon, une question s’impose naturellement : existe-t-il seulement un choix serein sur ce Bigster ?

La réponse tient en une phrase : oui, à condition de privilégier la simplicité mécanique.

Le 1.2 TCe 140 ch associé à la boîte manuelle 6 rapports ressort comme l’option la plus recommandée par les observateurs du marché. Moins de composants électroniques, pas de boîte à crabots ni de gestion hybride complexe. C’est un peu le retour aux fondamentaux qui a toujours fait le succès de Dacia : robustesse et simplicité avant tout.

Pour les acheteurs qui ont le cœur qui balance vers l’hybride malgré les défauts évoqués plus haut, la prudence reste de mise. Mieux vaut attendre encore quelques mois, le temps que Dacia déploie ses correctifs logiciels et affine sa boîte à crabots, plutôt que d’essuyer les plâtres soi-même.

Les autres défauts et problèmes connus du Dacia Bigster

Les moteurs ne sont pas les seuls points sur lesquels le Bigster mérite d’être surveillé.

Plusieurs autres défauts, indépendants de la motorisation choisie, reviennent régulièrement dans les témoignages des premiers propriétaires. Voici les principaux, décryptés un par un.

Une insonorisation perfectible sur autoroute

Malgré un pare-brise acoustique censé limiter les nuisances, de nombreux conducteurs relèvent des bruits d’air dès 100 km/h, qui s’intensifient nettement à 130 km/h.

Sur les longs trajets, ce souffle permanent peut vite devenir fatigant, en particulier pour les passagers arrière. C’est un défaut relativement courant sur les SUV de ce format et de ce budget, mais il reste un point d’attention pour les gros rouleurs d’autoroute.

Une électronique embarquée encore capricieuse

Au-delà des bugs propres à l’Hybrid 155, l’ensemble de la gamme Bigster accumule des signalements liés à l’électronique de bord.

Écran tactile qui se fige, mises à jour logicielles incomplètes, caméra de recul dont la qualité d’image déçoit certains propriétaires par rapport aux standards Renault : rien de rédhibitoire à ce stade, mais un ensemble de petits désagréments qui rappelle que le Bigster reste, à bien des égards, un modèle encore jeune.

Une boîte automatique parfois en manque de mordant en côte

Plusieurs témoignages, y compris sur des versions hybrides, pointent une boîte automatique qui peine à trouver le bon rapport dans les montées.

Le moteur monte alors dans les tours de façon plus marquée que prévu, donnant une impression de manque de puissance. Certains propriétaires suggèrent qu’une boîte à davantage de rapports apporterait plus de souplesse dans ces situations, un point que Dacia pourrait faire évoluer sur les prochaines mises à jour techniques.

Une qualité de finition et de peinture à surveiller

Comme sur d’autres modèles de la marque, la qualité de peinture reste un point de vigilance historique chez Dacia.

Des éclats ou un traitement de surface insuffisant peuvent laisser l’humidité s’infiltrer sur les zones exposées, avec, à terme, l’apparition d’une corrosion superficielle. Un contrôle visuel attentif de la carrosserie avant l’achat, notamment sur les bas de caisse et les passages de roue, reste donc une précaution utile.

Nos conseils avant d’acheter un Dacia Bigster

Alors, comment transformer cet achat en bonne surprise plutôt qu’en casse-tête mécanique ?

Quelques réflexes simples, souvent négligés par les acheteurs pressés, permettent pourtant de limiter fortement les risques et d’acheter en toute connaissance de cause.

Testez le véhicule dans des conditions réelles

Un essai de dix minutes en concession ne révèle presque rien. Multipliez les essais routiers longs, idéalement 45 à 60 minutes minimum, en intégrant autoroute, côtes et rocade. C’est précisément dans ces conditions que ressortent les défauts d’agrément de la boîte à crabots ou les montées en régime intempestives du moteur thermique.

Profitez-en aussi pour rouler en silence, sans radio ni climatisation, afin de mieux percevoir d’éventuels bruits parasites ou bourdonnements liés à l’insonorisation.

Vérifiez la date de production et la version logicielle

Un Bigster produit en 2025 n’est pas forcément identique à un exemplaire sorti d’usine plus récemment. Dacia corrige régulièrement ses défauts de jeunesse par des mises à jour logicielles, notamment sur la gestion de la boîte hybride. Demandez systématiquement au vendeur si le véhicule a bénéficié des derniers correctifs et campagnes de rappel disponibles.

Misez sur la garantie constructeur

Privilégiez la garantie constructeur de 3 ans / 100 000 km, qui couvre l’essentiel des pannes électroniques et mécaniques rencontrées à ce jour. Sur un modèle encore en rodage comme le Bigster, cette couverture n’est pas un simple argument commercial : c’est une vraie protection financière face à des réparations qui peuvent vite grimper, notamment sur la boîte hybride.

Renseignez-vous avant de signer

Épluchez les forums et communautés de propriétaires avant de vous décider, notamment pour les modèles très récents comme la version GPL. Les groupes d’entraide et forums constructeurs regorgent de retours d’expérience concrets, souvent plus fiables et à jour que les fiches techniques officielles.

Adaptez votre choix à votre usage réel

Grand rouleur d’autoroute, plutôt citadin, amateur de longs trajets en famille : votre usage doit guider votre choix bien plus que l’argument écologique ou le prix affiché. Ne vous précipitez pas sur l’Hybrid 155 si vous n’êtes pas prêt à composer avec quelques défauts de jeunesse en échange de sa sobriété urbaine. À l’inverse, le TCe 140 manuel conviendra parfaitement à un usage mixte, sans sacrifier la tranquillité d’esprit.

Faites inspecter le véhicule avant l’achat en occasion

Pour un achat en occasion, un contrôle technique indépendant avant la transaction permet de repérer d’éventuels signes avant-coureurs : traces de corrosion, historique de passages en atelier, ou codes défaut enregistrés dans le calculateur moteur. Une précaution qui coûte peu, mais qui peut éviter de mauvaises surprises.

En résumé : un SUV prometteur, mais encore en rodage

Le Dacia Bigster a toutes les cartes en main pour devenir une référence dans son segment, avec un gabarit généreux, un équipement complet et un tarif qui reste, malgré tout, l’un des plus attractifs du marché.

Mais comme souvent avec les modèles de première année, la marque romano-française n’a pas totalement fini de peaufiner sa copie.

La motorisation Hybrid 155 concentre aujourd’hui l’essentiel des points noirs et mérite d’être abordée avec circonspection, tandis que le 1.2 TCe 140 en boîte manuelle s’impose comme le choix le plus rassurant pour rouler l’esprit tranquille.

Reste une question, et elle vous appartient : préférez-vous rouler dès maintenant en acceptant quelques compromis, ou patienter quelques mois pour profiter d’un Bigster débarrassé de ses derniers défauts de jeunesse ?

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