Le Peugeot 5008 est le SUV familial préféré des Français, avec plus de 17 000 exemplaires vendus chaque année. Spacieux, élégant, bien équipé : sur le papier, la fiche est quasi parfaite. Mais derrière ce succès commercial se cache une réalité bien moins reluisante pour certains acheteurs. Turbo qui lâche à 80 000 km, courroie qui se désintègre dans l’huile, boîte automatique qui réclame 5 000 € de remise en état… Certaines versions du 5008 peuvent transformer le rêve automobile en véritable cauchemar financier. Avant de signer un bon de commande ou de craquer pour une annonce d’occasion attrayante, voici tout ce que vous devez savoir, génération par génération.
Avant d’entrer dans les détails, voici un tableau récapitulatif des motorisations à risque par génération :
| Génération | Motorisation à éviter | Période à risque | Risque principal |
|---|---|---|---|
| 1ère gen (2009-2017) | 1.6 HDi 110/112 ch | 2009-2013 | Turbo, injecteurs, EGR |
| 1ère gen (2009-2017) | 1.6 THP 156 ch | 2009-2012 | Pompe à huile, casse moteur |
| 1ère gen (2009-2017) | Boîte BVA6 | Avant 2012 | À-coups, mode dégradé |
| 2ème gen (2017-2024) | 1.2 PureTech 130 ch | 2017-2019 | Courroie humide, surconso huile |
| 2ème gen (2017-2024) | 2.0 BlueHDi 180 ch | 2017-2019 | AdBlue excessif, injecteurs |
| 2ème gen (2017-2024) | Boîte EAT6 | 2017-2019 | Hésitations, agrément dégradé |
| 3ème gen (depuis 2024) | 1.2 hybrid 136 ch | Avant fév. 2024 | Calage distribution, rappel |
| 3ème gen (depuis 2024) | 1.2 hybrid 145 ch | Tous millésimes | Soupapes, surconsommation |
Peugeot 5008 1ère génération (2009-2017) : les modèles à éviter

La première génération du 5008 a marqué l’entrée réussie de Peugeot sur le segment des monospaces familiaux. Mais cette réussite commerciale masque un bilan de fiabilité particulièrement chargé : pas moins de 499 témoignages de pannes ont été répertoriés sur les forums spécialisés pour cette seule génération. Et la grande majorité de ces problèmes se concentre sur les années 2009 à 2013, avant que Peugeot ne corrige le tir.
Moteur 1.6 HDi 110/112 ch (2009-2013) : le diesel à problèmes chroniques
C’est sans doute la motorisation qui cumule le plus de mauvais points sur cette génération. Pourtant largement répandu au sein du groupe PSA, ce bloc diesel s’est révélé particulièrement fragile dans sa version d’origine.
Trois points de défaillance chroniques ont été identifiés sur ce bloc, tous potentiellement coûteux :
- Turbocompresseur : défaillance fréquente dès 80 000 km, remplacement entre 2 000 et 3 000 €
- Injecteurs : usure prématurée, remplacement pouvant dépasser 2 000 € en concession
- Vanne EGR : encrassement récurrent, source de passages répétés en mode dégradé
En clair, tomber sur un exemplaire affichant plus de 100 000 km sans trace de remplacement de ces éléments est un signal d’alarme à prendre très au sérieux. La version 112 ch (avec alterno-démarreur) présente des défauts quasi identiques, dans des proportions légèrement moindres. Elle n’est donc pas davantage recommandable.
Moteur 1.6 THP 156 ch (2009-2012) : l’essence conçu avec BMW à bannir absolument
Développé en collaboration avec BMW, ce moteur essence promettait une belle combinaison de performance et de raffinement. La réalité du terrain s’est avérée tout autre. Le 1.6 THP concentre les problèmes les plus coûteux et les plus graves de toute l’histoire du 5008.
La pompe à huile affiche un taux de panne anormalement élevé, pouvant conduire à la destruction totale du moteur, une réparation dont le coût peut dépasser la valeur du véhicule lui-même. La chaîne de distribution, censée être plus robuste qu’une courroie, se révèle pourtant fragile sur les exemplaires 2009-2012. Les symptômes sont reconnaissables : claquement métallique au démarrage à froid, à-coups à l’accélération, voyant moteur allumé. Face à une annonce proposant ce moteur, la décision s’impose d’elle-même : passer son chemin.
Boîte automatique BVA6 (avant 2012) : l’autre piège à éviter
La transmission automatique à six rapports proposée avant 2012 constitue l’un des points les plus problématiques de cette génération, tous moteurs confondus. Les dysfonctionnements typiques, à-coups au changement de rapport, pertes de puissance temporaires, passages répétés en mode dégradé, apparaissent généralement entre 80 000 et 120 000 kilomètres, même sur des véhicules correctement entretenus.
Ce qui aggrave la situation, c’est l’argument marketing de l’époque : Peugeot vendait cette boîte avec une huile présentée comme « à vie ». Dans les faits, une vidange tous les 60 000 à 80 000 km est indispensable pour espérer prolonger sa durée de vie. La remise en état complète de cette transmission peut atteindre 5 000 euros, un montant qui dépasse souvent la valeur résiduelle du véhicule sur les modèles anciens.
Bilan 1ère génération : ce qu’il faut retenir
| Motorisation / Composant | Période à risque | Problème principal | Coût estimé |
|---|---|---|---|
| 1.6 HDi 110/112 ch | 2009-2013 | Turbo, injecteurs, EGR | 2 000 à 3 000 € |
| 1.6 THP 156 ch | 2009-2012 | Pompe à huile, chaîne distribution | Casse moteur possible |
| Boîte BVA6 | Avant 2012 | À-coups, mode dégradé | Jusqu’à 5 000 € |
À privilégier en Gen 1 : le 1.6 HDi 115 ch post-2013 ou le 2.0 HDi 150 ch, considéré comme le bloc diesel le plus robuste et le plus endurable de la génération.
Peugeot 5008 2ème génération (2017-2024) : les modèles à éviter

En 2017, le 5008 change radicalement de silhouette. Le monospace laisse place à un SUV aux lignes tendues, adopté immédiatement par le marché. Mais cette modernité affichée cache des défauts de jeunesse qui ont coûté cher à de nombreux propriétaires. Le recul dont on dispose aujourd’hui est suffisant pour identifier clairement les versions à risque et les millésimes sur lesquels miser.
Moteur 1.2 PureTech 130 ch (2017-2019) : le trois cylindres aux problèmes structurels
Ce moteur est sans conteste le point noir de la deuxième génération. Derrière ses performances séduisantes et sa consommation annoncée contenue se dissimule une mécanique aux fragilités désormais bien documentées par les professionnels du secteur.
Le problème central réside dans une conception défaillante des segments de piston, qui provoque une surconsommation d’huile pouvant atteindre 1 litre tous les 2 000 km sur les premiers millésimes. Ignorée, cette anomalie peut conduire à une casse moteur brutale, et des cas ont été documentés avant même 60 000 km, parfois pris en charge sous garantie par Peugeot, ce qui témoigne d’un défaut de conception reconnu par le constructeur lui-même.
L’autre bombe à retardement de ce moteur, c’est sa courroie de distribution humide. En baignant en permanence dans l’huile moteur, elle se dégrade bien plus vite que prévu. La préconisation initiale de remplacement à 120 000 km a depuis été ramenée à 80 000 km, une information que beaucoup de propriétaires ignorent encore aujourd’hui. Sur les forums, les témoignages se multiplient : courroie à changer à 35 000 km dans certains cas, moteur mort malgré un entretien suivi, prise en charge Peugeot refusée sans justificatifs complets. Pour un propriétaire ayant acheté un exemplaire 2018 en pensant avoir fait une affaire, la réalité peut rapidement prendre la forme d’un moteur entièrement à remplacer.
Moteur 2.0 BlueHDi 180 ch (2017-2019) : le diesel haut de gamme aux contraintes cachées
On pourrait croire que prendre le moteur le plus puissant de la gamme diesel est un gage de sérénité. Ce n’est pas le cas pour les millésimes 2017-2019. Ce bloc souffre d’une consommation excessive d’AdBlue, obligeant à faire le plein de cet additif tous les 5 000 km environ, une contrainte aussi répétitive que coûteuse au quotidien. S’y ajoutent des injecteurs haute pression sensibles et des alertes électroniques parfois tenaces, ainsi qu’une pompe haute pression sujette à des défaillances prématurées dont les factures peuvent dépasser les 3 000 euros avant même 100 000 km.
Boîte automatique EAT6 (2017-2019) : l’automatique qui hésite au mauvais moment
La première boîte automatique de cette génération, l’EAT6, se montre lente et hésitante sur certains couples moteur/boîte. Les changements de rapport manquent de fluidité, et le comportement global peut dégrader sensiblement l’agrément de conduite, en particulier en usage mixte ville-autoroute. La version EAT8, introduite progressivement à partir de 2019-2020, est nettement plus aboutie et constitue, à budget égal, un choix bien préférable.
Bilan 2ème génération : ce qu’il faut retenir
| Motorisation / Composant | Période à risque | Problème principal | Coût estimé |
|---|---|---|---|
| 1.2 PureTech 130 ch | 2017-2019 | Courroie humide, surconso huile | 800 € (courroie) à moteur entier |
| 2.0 BlueHDi 180 ch | 2017-2019 | AdBlue excessif, injecteurs | 3 000 €+ |
| Boîte EAT6 | 2017-2019 | Hésitations, agrément dégradé | Variable |
Le vrai tournant pour la Gen 2 : le restylage 2020. L’arrivée du 1.5 BlueHDi 130 ch, la généralisation de la boîte EAT8 et les corrections apportées au PureTech font de cette date une frontière nette entre les versions risquées et celles que l’on peut acheter l’esprit tranquille.
Peugeot 5008 3ème génération (depuis fin 2024) : les modèles à éviter

La troisième génération du 5008 représente une rupture totale. Le diesel disparaît de la gamme, remplacé par des motorisations hybrides 48V et une version 100 % électrique (l’e-5008). Le recul reste forcément limité à 18 mois de retours terrain, mais les premiers signaux sont déjà identifiables.
Moteur 1.2 PureTech e-DCS6 136 ch (avant février 2024) : le rappel à vérifier
La bonne nouvelle structurelle de cette génération mérite d’être soulignée : Peugeot a remplacé la fameuse courroie de distribution humide, responsable de tant de casses coûteuses sur la génération précédente, par une chaîne de distribution en acier. En théorie, la malédiction PureTech appartient au passé.
Mais les tout premiers exemplaires n’ont pas échappé à un défaut de fabrication. Sur les moteurs EB2 produits avant le 18 février 2024, un mauvais positionnement des vis de pignon d’arbre à cames peut fausser le calage de la distribution, provoquant des pertes de puissance, des voyants moteur intempestifs et un fonctionnement irrégulier. Stellantis a corrigé ce problème en usine dès fin janvier 2024, et les ateliers sont équipés pour effectuer la mise à niveau. Avant tout achat d’un 5008 III produit avant mars 2024, vérifiez impérativement que ce rappel a bien été effectué.
Moteur 1.2 PureTech e-DCS6 145 ch : le plus signalé de la génération
C’est la version la plus puissante de la gamme hybride du 5008 III, et c’est aussi la plus problématique à ce stade. Des propriétaires ayant atteint seulement 37 000 km signalent déjà plusieurs anomalies préoccupantes :
- Soupapes d’admission encrassées par les dépôts de vapeurs d’huile
- Cliquetis audibles au passage de vitesse
- Surconsommation réelle autour de 9,8 L/100 km, loin des promesses WLTP
- Problèmes de gestion thermique du système électrique lors des transitions thermique/électrique
Sur un moteur à injection directe comme celui-ci, ces symptômes sont liés à un encrassement progressif de l’admission, rendant le moteur moins régulier et générant des à-coups, un défaut particulièrement gênant sur un hybride censé offrir douceur et sobriété.
Problèmes d’assemblage sur les premiers modèles : les rappels à connaître
Au-delà des moteurs, plusieurs campagnes de rappel ont touché les premières productions de la Gen 3, tous moteurs confondus. Avant tout achat d’un exemplaire produit avant mi-2025, il est impératif de vérifier que ces trois rappels ont bien été traités en atelier :
- Fuite de carburant (avril 2024 à avril 2025) : absence d’un écrou de maintien sur la canalisation haute pression, avec risque d’incendie
- Faisceau batterie 48V : liaison électrique pouvant créer un arc électrique et un échauffement excessif, risque d’incendie
- Écrous de roue (février 2026) : serrage insuffisant sur 33 véhicules produits entre novembre 2024 et mai 2025, avec risque de perte de roue en roulant
Bilan 3ème génération : ce qu’il faut retenir
| Motorisation | Statut | Risque principal |
|---|---|---|
| 1.2 hybrid 136 ch (avant fév. 2024) | ⚠️ À vérifier | Calage distribution, rappel à confirmer |
| 1.2 hybrid 136 ch (après fév. 2024) | ✅ Plutôt rassurant | Chaîne de distribution, plus de courroie humide |
| 1.2 hybrid 145 ch | ❌ À surveiller | Encrassement soupapes, surconsommation |
| e-5008 électrique | 🔲 Recul insuffisant | Trop peu de km pour conclure |
Les autres défauts du Peugeot 5008 à connaître avant d’acheter
Les problèmes de motorisation concentrent l’essentiel des risques financiers, mais ils ne sont pas les seuls points faibles du 5008. Certains défauts traversent les générations et concernent des acheteurs qui pensaient pourtant avoir choisi une version fiable. Tour d’horizon des failles que les vendeurs mentionnent rarement.
| Défaut | Générations concernées | Signe d’alerte | Coût de réparation |
|---|---|---|---|
| Électronique / i-Cockpit | Gen 2 et 3 | Écran figé, alertes fantômes | Mise à jour à variable |
| Trains roulants | Toutes | Bruit sourd en virage | 600 € (triangles) |
| Direction assistée | Gen 2 | Craquements, direction lourde | Variable |
| Climatisation | Gen 1 surtout | Pulseur bruyant, clim inefficace | 300 à 800 € |
| Peinture / finitions | Gen 1 | Éclats, plastiques mal fixés | Carrosserie variable |
Électronique et multimédia : le revers de l’i-Cockpit
Le système i-Cockpit est l’une des signatures du 5008, avec son combiné numérique positionné haut et son grand écran tactile central. Mais cette richesse technologique a un revers : l’électronique embarquée peut se montrer capricieuse, en particulier sur les modèles de deuxième génération.
Les comportements erratiques les plus fréquents signalés par les propriétaires :
- Écran central figé en pleine navigation, nécessitant une réinitialisation complète
- Affichages qui disparaissent sans raison au démarrage
- Aides à la conduite et Start&Stop affichant des alertes sans défaut mécanique réel
- Système de navigation qui se bloque après plusieurs saisies de destinations successives
Ces dysfonctionnements sont souvent liés à une alimentation 12V instable ou un module multimédia défaillant. Une simple mise à jour logicielle suffit parfois à régler le problème, mais pas toujours.
Trains roulants et suspension : une usure prématurée liée au gabarit
Le 5008 est un véhicule lourd, et ses trains roulants le paient. Les triangles de suspension avant sont l’un des premiers postes d’usure signalés, parfois dès 80 000 km sur les versions les plus sollicitées, pour une facture de remplacement avoisinant les 600 euros. Les amortisseurs, biellettes de direction, rotules et roulements de roues suivent le même chemin, en particulier sur les véhicules régulièrement chargés ou utilisés sur routes dégradées.
Un bruit sourd en virage ou une direction qui tire légèrement d’un côté sont souvent les premiers signes de ces usures. Ce type de défaut n’est pas propre au 5008, mais son poids élevé accélère mécaniquement la dégradation de ces composants par rapport à un SUV plus compact.
Direction assistée : craquements et pertes d’assistance
La direction du 5008 peut se montrer capricieuse avec l’âge. Trois symptômes doivent alerter immédiatement lors d’un essai :
- Des craquements audibles en manoeuvre à basse vitesse
- Une direction qui devient progressivement plus lourde à l’usage
- Un volant qui part légèrement d’un côté sans sollicitation
Ces signes peuvent indiquer une défaillance du moteur d’assistance électrique, un capteur de couple hors service ou une crémaillère usée. À noter que sur la deuxième génération, des vis de fixation défectueuses sur le support de joint à rotule du bras de suspension avant ont fait l’objet d’un rappel constructeur en 2025 : deux vis manquantes peuvent provoquer un changement de direction incontrôlé de la roue, avec des conséquences potentiellement graves.
Climatisation et confort thermique : le grand habitacle a un prix
L’habitacle généreux du 5008 est l’une de ses qualités les plus appréciées, mais il impose une charge importante au système de climatisation. Les composants les plus susceptibles de défaillir sur les exemplaires anciens sont le compresseur, le pulseur et les volets de mixage. Sur les modèles de première génération notamment, le condenseur et le compresseur arrivent régulièrement en fin de vie autour de 150 000 km.
Les signaux d’alerte à surveiller lors de la visite : un pulseur bruyant en montée de régime, une température mal répartie entre les zones avant et arrière, ou une efficacité en baisse notable par forte chaleur. Autant de symptômes qui annoncent une intervention à venir et doivent peser dans la négociation du prix.
Peinture et finitions extérieures : une qualité variable selon les modèles
La qualité de peinture du 5008 a été critiquée sur certains millésimes, notamment les versions de première génération. Sur les modèles récents, la qualité s’est améliorée, mais l’inspection visuelle de la carrosserie reste un réflexe indispensable sur tout achat d’occasion.
Lors de la visite, portez une attention particulière à ces zones :
- Les jonctions de carrosserie et zones d’assemblage, sujettes aux éclats prématurés
- Les passages de roues, susceptibles de laisser passer l’humidité et de favoriser la corrosion
- Les plastiques extérieurs et bas de caisse, dont la fixation peut se dégrader et générer des bruits d’air en roulage
- L’ensemble de la carrosserie pour détecter toute réparation non déclarée (différence de teinte, surface irrégulière)
Peugeot 5008 les plus fiable : les versions et années à privilégier
Le tableau n’est heureusement pas entièrement sombre. Le 5008 compte aussi parmi ses rangs des motorisations solides, éprouvées et capables d’encaisser de gros kilométrages sans faillir. À condition de savoir lesquelles chercher, le marché de l’occasion regorge de bonnes affaires.
1ère génération : les versions qui ont fait leurs preuves
La première génération a beau concentrer le plus grand nombre de témoignages de pannes, elle compte aussi ses moteurs rescapés. Le 2.0 HDi 150 ch est unanimement reconnu comme le bloc diesel le plus robuste de cette génération. Éprouvé sur de nombreux modèles du groupe PSA, il offre un bon couple, une consommation maîtrisée et une longévité appréciée des gros rouleurs, à condition que l’entretien ait été suivi. Le 1.6 HDi 115 ch post-2013 représente quant à lui l’option diesel d’entrée de gamme la plus sérieuse : les problèmes d’injecteurs et de turbo sont nettement moins fréquents sur ces millésimes, et le rapport prix/fiabilité en fait une cible intéressante sur le marché de l’occasion.
| Motorisation | Pourquoi la choisir |
|---|---|
| 2.0 HDi 150 ch (toute période) | Robustesse, couple, idéal gros rouleurs |
| 1.6 HDi 115 ch (post-2013) | Bon compromis fiabilité/prix en occasion |
2ème génération : le tournant de 2020
La deuxième génération post-restylage est sans doute la version la plus intéressante du 5008 sur le marché de l’occasion aujourd’hui. Trois motorisations méritent particulièrement l’attention.
Le 1.5 BlueHDi 130 ch post-2020 est la référence absolue de cette génération. Ce diesel compact est souple, économique (6,6 L/100 km de moyenne en usage réel), robuste, et les premières données terrain indiquent qu’il peut dépasser les 250 000 km avec un entretien sérieux. Le 1.6 PureTech 180 ch à quatre cylindres, disponible après 2019, évite les problèmes structurels du trois cylindres 1.2 et profite de la boîte EAT8 pour offrir un agrément de conduite nettement supérieur. Enfin, le 2.0 BlueHDi 150 ch, présent sur toute la génération, reste une valeur sûre pour ceux qui font beaucoup d’autoroute.
- 1.5 BlueHDi 130 ch (post-2020) : le meilleur choix tous usages
- 1.6 PureTech 180 ch (post-2019) : meilleur choix essence, avec boîte EAT8
- 2.0 BlueHDi 150 ch : idéal pour les longs trajets et les gros kilométrages
3ème génération : le 1.2 hybrid 136 ch post-2024 comme valeur montante
Trop récente pour un bilan fiabilité complet, la troisième génération montre néanmoins des signes encourageants sur sa motorisation de base. Le 1.2 PureTech e-DCS6 136 ch, produit après février 2024, profite de la chaîne de distribution en acier qui règle le principal défaut héréditaire du moteur. Les premiers propriétaires lui attribuent une note de 15,57/20, et 63,5 % d’entre eux rachèteraient le même véhicule. Les corrections intégrées depuis le début de commercialisation font de cette motorisation la plus prometteuse de la génération, à surveiller dans les mois à venir à mesure que les kilométrages s’accumulent.
Les conseils essentiels avant d’acheter un Peugeot 5008 d’occasion
Connaître les modèles à éviter, c’est bien. Savoir comment les détecter sur une annonce, c’est encore mieux. Voici les vérifications incontournables avant de signer quoi que ce soit.
Carnet d’entretien, rappels constructeur et historique : le trio indispensable
Un 5008 sans carnet d’entretien complet est un 5008 à risque, peu importe sa motorisation. Sur les moteurs PureTech, la présence de toutes les factures de vidange est particulièrement critique : Peugeot peut refuser une prise en charge en garantie étendue si l’entretien n’est pas rigoureusement documenté. Demandez également la confirmation que tous les rappels constructeur ont été effectués, ils corrigent souvent des défauts structurels identifiés par Peugeot lui-même après la commercialisation.
- Vérifiez le niveau et l’état de l’huile moteur (couleur, consistance)
- Écoutez le moteur à froid : des claquements trahissent souvent un problème de distribution
- Observez l’échappement : une fumée bleue signale une consommation d’huile anormale
- Testez tous les systèmes électroniques, notamment le freinage et l’i-Cockpit
- Faites diagnostiquer le véhicule par un expert indépendant (environ 50 €, qui peuvent vous éviter des milliers de réparations)
Modèles à privilégier : les vraies bonnes affaires du marché de l’occasion
Les deux dates clés à retenir pour le 5008 sont 2013 pour la première génération et 2020 pour la deuxième génération. Ces millésimes correspondent aux années où Peugeot a corrigé les principaux défauts identifiés sur le terrain. Un 5008 II 1.5 BlueHDi 130 ch post-2020 bien entretenu peut dépasser les 250 000 km sans problème majeur, selon les professionnels du secteur. Le 2.0 HDi 150 ch de la première génération reste lui aussi une valeur sûre pour les gros rouleurs.
Conclusion : le Peugeot 5008 reste un excellent choix, à condition de bien le choisir
Le Peugeot 5008 n’est pas un mauvais véhicule. C’est même l’un des SUV familiaux les plus cohérents du marché, avec une habitabilité remarquable, un confort de conduite bien calibré et une présentation intérieure soignée. Mais comme beaucoup de modèles à fort volume de ventes, il n’est pas exempt de zones d’ombre que les acheteurs peu informés paient au prix fort.
Les motorisations à bannir sont clairement identifiées : le 1.6 HDi 110/112 ch et le 1.6 THP en première génération, le 1.2 PureTech 130 ch avant 2019 en deuxième génération, et le 1.2 hybrid 145 ch à surveiller de près en troisième génération. Dans tous les cas, un exemplaire bien documenté, suivi en réseau et ayant bénéficié des mises à jour constructeur reste toujours préférable à un prix attractif qui cache une mécanique négligée. Sur le marché de l’occasion automobile, le vrai coût d’un véhicule se mesure rarement au montant affiché dans l’annonce.



